Quand la toxoplasmose ôte tout sentiment de peur

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Toxoplasma gondii est un parasite qui infecte les animaux et les humains. Son objectif est d’atteindre les intestins des félidés, l’hôte définitif dans lequel il se reproduit de façon sexuée. Pour ce faire, le parasite infecte d’abord les souris et modifie radicalement leur comportement. L’aversion naturelle des souris envers les chats est diminuée – un phénomène appelé attraction fatale – ce qui en fait des proies faciles.

En utilisant un ensemble de tests comportementaux complémentaires, les groupes d’Ivan Rodriguez et de Dominique Soldati-Favre ont montré que T. gondii diminue l’anxiété générale chez les souris infectées, augmente les comportements exploratoires et, de façon surprenante, modifie l’aversion des prédateurs de manière non sélective envers les félidés.
Ces résultats mettent fin au mythe d’une altération spécifique de la peur des chats chez les souris infectées par T. gondii et pointent vers des altérations de comportements largement liées à l’immunité.

Cette étude a été publiée dans Cell Reports le 14 janvier 2020.

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Une nouvelle protéase contribue à l’élimination de liaisons covalentes entre protéines et ADN

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Des liaisons covalentes entre ADN et protéines (DPCs) se forment régulièrement dans des conditions normales de croissance cellulaire. Leur persistance prolongée peut cependant être toxique, causer de l’instabilité génomique ou promouvoir des maladies comme le cancer.

Le laboratoire Stutz,  en collaboration avec les groupes Kornmann (University of Oxford) et Loewith, décrit un nouveau mécanisme nécessaire à l’élimination efficace des DPCs. Par un crible génétique dans la levure, Serbyn et collaborateurs ont identifié la protéine énigmatique Ddi1 comme une nouvelle protéase impliquée dans la réparation des DPCs. Les auteurs démontrent que Ddi1 contribue à la résolution d’une large variété de DPCs et fonctionne indépendamment des autres voies impliquées dans la dégradation protéolytique de ces complexes.

La perte de Ddi1 sensibilise les cellules aux substances qui bloquent les DPCs, y compris certaines drogues anticancéreuses. Ces dernières pourraient apporter de nouveaux indices sur les mécanismes de résistance souvent observés en thérapie.

L’étude a été publiée dans Molecular Cell le 2 janvier 2020.

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