Comment la mouche sélectionne son mâle reproducteur

Même un génome très bien caractérisé, comme celui de la drosophile ou mouche du vinaigre, réserve encore des surprises. En s’intéressant aux ARNs codant pour les protéines présentes dans le liquide séminal de la Drosophila melanogaster, des chercheurs du département de Génétique et Evolution, en collaboration avec l’Université Cornell (USA) et l’Université de Groningen (Pays-Bas), ont découvert un ARN codant pour un micro-peptide – une toute petite protéine – qui exerce un rôle crucial dans la compétition des spermatozoïdes provenant des différents mâles avec lesquels la femelle s’accouple. En plus d’apporter un nouvel éclairage sur ce mécanisme biologique, les travaux de Robert Maeda et ses collaborateurs soulignent l’importance des petits peptides, une classe de protéines qui apparaît aujourd’hui comme un acteur important dans des processus biologiques complexes.

L’article a été publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), le 5 avril 2021.

Communiqué de presse de l’UNIGE