EMBO Workshop “Physics of living systems: From molecules to tissues”

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Du 7 au 10 juin 2021, le Pôle d’excellence Physics of Life (PoL) accueille un atelier virtuel EMBO de 4 jours pour discuter des avancées récentes dans le domaine de la physique biologique, et plus particulièrement les principes émergents qui régissent l’organisation dynamique de la matière vivante.

Parmi d’autres physiciens, le professeur Guillaume Salbreux est en charge de l’organisation scientifique.

La perte de l’odorat expliquée par Ratatouille et Ivan Rodriguez

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La perte de l’odorat, également appelée anosmie, est identifiée comme l’un des symptômes de Covid-19. On estime que 8 ou 9 patients Covid-19 sur 10 souffrent de troubles de l’odorat. Mais que se passe-t-il dans notre cerveau pour que notre nez ne sache plus différencier les odeurs d’un bon plat de celui d’un parfum de poubelle? Les précisions d’Ivan Rodriguez, professeur ordinaire au laboratoire de neurogénétique.

Lire l’article en ligne et visionner la vidéo.

Comment l’alimentation contrôle la maturation des ARN

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Particulièrement sensibles aux modifications chimiques, les ARN messagers (ARNm) sont des molécules chargées de transmettre l’information codée de notre génome, permettant la synthèse des protéines nécessaires au fonctionnement de nos cellules. Deux équipes du Département de Biologie moléculaire, les laboratoires de Ramesh Pillai et Florian Steiner, se sont intéressées plus particulièrement à un type de modification chimique spécifique – nommée méthylation – des molécules d’ARNm chez le petit ver Caenorhabditis elegans. Elles ont découvert que la méthylation sur une séquence particulière d’un ARNm entraînait sa dégradation et que ce mécanisme de contrôle était dépendant de l’alimentation du ver.

L’article a été publié dans la revue Cell, le 29 avril 2021.

Communiqué de presse de l’UNIGE.

Simulations numériques 3D de la coloration de la peau du lézard ocellé

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The last study from the Milinkovitch’s lab uses reaction-diffusion (RD) numerical simulations in three-dimension on realistic lizard skin geometries and demonstrates that skin thickness variation on its own is sufficient to cause scale-by-scale coloration and cellular automaton dynamics during RD patterning. In addition, Anamarija Fofonjka and Michel Milinkovitch show that this phenomenon is robust to RD model variation. Finally, they show that animal growth affects the scale-colour flipping dynamics.

The article was published in the journal Nature Communications, on April 23rd 2021.

Comment la mouche sélectionne son mâle reproducteur

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Même un génome très bien caractérisé, comme celui de la drosophile ou mouche du vinaigre, réserve encore des surprises. En s’intéressant aux ARNs codant pour les protéines présentes dans le liquide séminal de la Drosophila melanogaster, des chercheurs du département de Génétique et Evolution, en collaboration avec l’Université Cornell (USA) et l’Université de Groningen (Pays-Bas), ont découvert un ARN codant pour un micro-peptide – une toute petite protéine – qui exerce un rôle crucial dans la compétition des spermatozoïdes provenant des différents mâles avec lesquels la femelle s’accouple. En plus d’apporter un nouvel éclairage sur ce mécanisme biologique, les travaux de Robert Maeda et ses collaborateurs soulignent l’importance des petits peptides, une classe de protéines qui apparaît aujourd’hui comme un acteur important dans des processus biologiques complexes.

L’article a été publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), le 5 avril 2021.

Communiqué de presse de l’UNIGE

Prix Europe Olympus de la meilleure image de l’année 2020 pour Grigorii Timin

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La société Olympus, fournisseur réputé de microscopes, a organisé la 2e édition du Prix mondial de l’image de l’année en microscopie optique afin de récompenser les plus belles images en sciences de la vie à travers le monde.

Grigorii Timin, doctorant dans le laboratoire du Pr. Michel Milinkovitch a remporté le prix pour la meilleure image pour la région Europe.

Le laboratoire du Pr Milinkovitch étudie le développement des écailles de la peau chez les reptiles et l’image exceptionnelle de Grigorii montre des fibres de collagène et des cellules pigmentaires dermiques dans les écailles embryonnaires du serpent africain des maisons.

Version haute résolution téléchargeable (37MB)

 

Comment la peau des poissons évolue-t-elle?

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Assimilée aux écailles, la peau des poissons peut également être nue ou constituée d’une structure osseuse qui forme une cuirasse, parfois même recouverte de dents. Mais comment cette peau a-t-elle évoluée à travers les âges? Afin de répondre à cette question, Alexandre Lemopoulos et Juan Montoya ont reconstitué l’évolution des structures protectrices de la peau chez les poissons, remontant à l’ancêtre commun des poissons à nageoires rayonnées, il y a plus de 420 millions d’années. Ils ont ainsi découvert que seuls les poissons ayant perdu leurs écailles pouvaient développer une cuirasse osseuse, et que l’état de protection de leur peau influait sur le choix de leur habitat en eau pleine ou dans les fonds marins. Cette étude apporte une nouvelle explication de l’incroyable diversité de cette lignée de poissons, qui compte plus de 25’000 espèces.

L’article a été publié dans la revue Evolution Letters le 23 mars 2021.

Communiqué de presse de l’UNIGE

Ce sujet est également traité par d’autres médias :

La perte d’écailles chez certains poissons, une histoire d’habitat Sciences et Avenir, 30.03.2021

Le squelette de l’agent du paludisme révèle ses secrets

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Le Plasmodium est l’agent responsable du paludisme, une des maladies parasitaires les plus meurtrières. Au cours de son cycle de vie et de reproduction entre ses deux hôtes – le moustique anophèle et l’être humain –,  ce parasite prend plusieurs formes qui impliquent la réorganisation drastique de son squelette. L’équipe de Paul Guichard et Virginie Hamel, en collaboration avec le groupe de Mathieu Brochet du CMU, a justement posé un nouveau regard sur l’organisation de son cytosquelette en la détaillant à une échelle sans précédent, grâce à une technique récemment mise au point. Appelée microscopie à expansion, elle permet de «gonfler» les cellules pour accéder à des détails structurels nanométriques. L’étude identifie les vestiges d’un organite, le conoïde, considéré jusqu’ici comme absent de cette espèce, en dépit de son rôle important pour l’invasion des hôtes par des parasites proches du Plasmodium.

L’article a été publié dans la revue PLOS Biology le 11 mars 2021.

Communiqué de presse de l’UNIGE.

Ce sujet est également traité par d’autres médias:

Du nouveau sur le parasite de la malaria RTS La 1ère / Journal 10h / CQFD*, 12.03.2021