Les anges-gardiens de la stabilité du génome

Suite à un stress environnemental, le groupe de Jerzy Paszkowski observe en direct la mobilisation de «gènes sauteurs» et découvre le mécanisme qui les muselle. L’étude, publiée dans l’édition en ligne du 14 mars 2011 de Nature, démontre que des rétrotransposons peuvent être activés chez des plantules par une élévation de température et, en absence de garde-fous, se propager dans le génome de la génération suivante.

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Comment l’embryon élabore-t-il des organes d’une taille précise?

Une équipe menée par Marcos Gonzalez-Gaitan met au jour un processus de contrôle de croissance qui module la taille des tissus. Elle dévoile comment des molécules appelées morphogènes déterminent la dynamique de prolifération au sein des organes en développement. Les auteurs de cette étude, publiée dans l’édition du 4 mars 2011 de Science, cherchent désormais à savoir si cette «règle de croissance» intervient également dans des processus aboutissant au développement de tumeurs.

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Mutations dans les cellules reprogrammées

Une recherche internationale pilotée par Thanos Halazonetis dévoile une instabilité génomique dans les cellules adultes reprogrammées en cellules souches.Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) se profilent actuellement comme candidates pour se substituer aux cellules souches embryonnaires, à des fins thérapeutiques. Produites par reprogrammation à partir de cellules adultes différenciées, ces cellules constituent une percée majeure dans le domaine biomédical. Publiée dans l’édition du 11 février 2011 de Cell Death and Differentiation, l’étude démontre que le processus de reprogrammation induit des aberrations génétiques qui se traduisent par des mutations similaires à celles présentes dans des cellules tumorales.

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Réhabilitation de l’ADN “poubelle”

Une collaboration entre trois laboratoires de l’Université de Genève et de l’EPFL dévoile que des segments de génome non conservés au cours de l’évolution possèdent un fort potentiel de régulation sur l’expression des gènes. Les segments du génome codant pour les protéines, soit 1.5% de l’ADN, sont considérés comme essentiels. Il est toutefois probable que les milliers de segments conservés au cours de l’évolution, mais ne codant pas pour des protéines, soient également indispensables.C’est cette hypothèse que trois groupes du NCCR Frontiers in Genetics ont décidé d’explorer, à l’aide d’une approche innovante. Leur étude, publiée dans l’édition PLoS ONE de décembre 2010, a révélé que, étonnamment, même des segments non conservés au cours de l’évolution et qualifiés d’ADN «poubelle», démontrent un fort potentiel de régulation sur l’expression des gènes.

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